Société Argentine des Professeurs de Français de l’Enseignement Supérieur et Universitaire

État des lieux de l’enseignement du français

 

 

 

Date de soumission : 02/02/2016

1. L’ASSOCIATION DES PROFESSEURS DE FRANÇAIS
Oui
En Argentine, il existe trois associations aux statuts divers : la Fédération des Professeurs de Français (FAPF), l’association pour la Diffusion de Langue et la Civilisation Française (DICIFRAN) et la Société Argentine des Professeurs de Français de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (SAPFESU). Les réponses ci-après ne concernent que la SAPFESU.
Tableau association
Nom de l’associationEffectifsAffiliation FIPF
Société Argentine des Professeurs de Français de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (SAPFESU)120Oui
FAPFOui
DICIFRANOui

Précisez la proportion d’enseignants membres de votre association par niveau d’enseignement * :

100%
1.2. L’association et son environnement institutionnel national et international
Oui
En général, aux sujets de formations d’enseignants et des participations aux comités académiques divers.
1.3 Rapports internationaux
Oui
Avec le Brésil, pour l’Enseignement du Portugais LE en Argentine et l’Espagnol LE au Brésil.

Non. La loi nationale sur l’obligatoriété de l’enseignement du portugais n’a pas encore été mise en œuvre
  • De France
  • Du Québec
Participation en tant que jury dans des concours, proposition de missions, sélection de boursiers, entre autres.
Non
Oui, avec l’AUF. A plusieurs reprises, la SAPFESU a fait partie des comités d’organisation d’événements académiques menés par l’AUF (participation des membres de la SAPFESU aux comités d’évaluation, responsabilités dans l’organisation de stages, organisation de journées de discussion, publication web de documents, etc.).
Oui
Il existe des sociétés françaises de secours mutuels, par exemple, qui offrent des cours de FLE. On n’est pas en mesure de donner plus d’informations.
2. L’ENSEIGNEMENT DES LANGUES ET DU FRANCAIS
LVE 1 (préciser)LVE 2 (préciser)LVE 3 (préciser)LVE 4 (préciser)Commentaires
PrimaireAnglaisItalienPortugaisFrançais
secondaireAnglaisFrançais PortugaisItalien
SupérieurAnglaisFrançaisPortugaisItalien
LVE 1 (préciser)LVE 2 (préciser)LVE 3 (préciser)LVE 4 (préciser)Commentaires
Primaire2 024 42012 957 9 8249 596
secondaire2 909 80081 64812 330 6 269
Supérieur----
2.3. Effectifs des apprenants de français*
PréscolairePrimaire (école de base)Secondaire
8749 59681 648
Le français est surtout présent au niveau secondaire quoiqu’il s’insère très doucement dans le niveau primaire.
Cela dépend des provinces : entre 2 et 4 heures par semaine.
3. L’ENSEIGNEMENT EN FRANCAIS (le cas échéant)*
3.1. Effectifs des apprenants
3.1.1. Enseignement public
PréscolairePrimaire (école de base)Secondaire
-
3.1.2. Enseignement privé
PréscolairePrimaire (école de base)Secondaire
3.2. Si le français n’est pas la seule langue d’alphabétisation puis d’enseignement
Autre langue 1 (préciser)Autre langue 2 (préciser)Autre langue 3 (préciser)Commentaires
Primaire
secondaire
Supérieur
3.5. Établissements où l’enseignement se fait majoritairement en français
3.5.1. Établissements nationaux
DésignationCycles (niveaux)Nombre d’élèves
Nombre total d’apprenants
PréscolairePrimaireSecondaire
3.5.2. Cursus professionnels en français  (à extraire du total mentionné ci-dessus en précisant leur objet : hôtellerie, tourisme…)
Intitulé du certificatEffectif
3.5.3. S’il existe un enseignement de type « écoles bilingues »
3.5.3.1. Quel est l’effectif concerné par niveau ?
NiveauNombre d’heures/semaineEffectif
3.5.3.2 Quelles sont les DNL (disciplines non linguistiques) proposées en français ?
NiveauNombre d’heures/semaineEffectif
3.6. Établissements français
PrimaireSecondaireSupérieur
3.7. Autres établissements internationaux (en dehors des établissements homologués par la France)
DésignationStatut (public, privé, étranger)Nombre d’élèves
4. PROGRAMMES et CONTENUS
Oui
2012, 2011, 2010
4.3. Les objectifs des programmes vous paraissent-ils :
Oui
Oui
Oui
Oui, la francophonie (et la Francophonie avec F majuscule) y est évoquée dans le cadre des principes qui soutiennent les nouvelles perspectives adoptées: la diversité, le plurilinguisme, l’interculturel, l’identité, la variation, etc.
Oui, de manière en moins en moins aléatoire.
Oui, en tant que ressources leur permettant d’introduire quelques « nouveautés » dans leurs cours.
Oui.
Les réponses aux questions précédentes sont tout à fait personnelles et basées sur des perceptions qu’on ne pourrait pas généraliser.
5. LES PROFESSEURS DE FRANÇAIS*
5.1. Nombre
PrimaireSecondaireSupérieur
Autour de 200 professeurs
Oui
Traducteur.
Oui
Cela dépend beaucoup du nombre d’heures travaillées par semaine, de la province dans laquelle le professeur exerce son métier et du niveau dans lequel il enseigne (primaire-secondaire-universitaire). Sauf des cas exceptionnels, les salaires des professeurs de FLE sont plus élevés que le salaire médian.
5.5. La formation des professeurs
Oui, s’ils ont suivi leur formation dans l’une des 7 universités nationales qui décernent le diplôme de Professeur de Français
Les professeurs de FLE sont aussi formés dans les Instituts Supérieurs de Professorat (9) non universitaires tels que IES O. Cossetini (Santa Fe), IES Lenguas Vivas (CABA), ISP Joaquín V. González (CABA), ISP J. Conte (Corrientes), IES L. Mora (Tucumán), IES Lenguas Vivas (Salta), ISFD nº 4 (Jujuy), IFD A. Barros (La Rioja), IDF G. Brown (Santa Fe). La formation étend sur 4 ans d’études.
Pour la titularisation dans les Universités, les enseignants doivent passer des concours. Chaque université fait « l’appel aux concours », ouverts et publics, dans le cadre d’une ou plusieurs chaires et des hiérarchies établies à l’Université (postes d’assistant, d’enseignant chargé des travaux dirigés, de professeurs…). Les candidats présentent leurs CV et leurs projets de travail devant un jury de pairs. Quand un candidat réussit les épreuves, il devient « titulaire » d’un poste à l’université.

La titularisation dans les Instituts de Professorat a la même forme que celle des universités ; cependant deux phénomènes interviennent très fréquemment : d’une part, « les appels aux concours » sont très peu habituels (les professeurs sont sélectionnés par un jury sur CV et conservent un poste « intérim » pendant de longues années) : d’autre part, le ministère de l’Education a fait des « titularisations massives » pour les professeurs qui avaient deux années de permanence dans leurs postes, ce qui a relâchée la pratique des concours ouverts et publics.
Oui
Oui
Oui
Journées de discussion, colloques, séminaires…
La SAPFESU a organisé plusieurs sessions de formation, depuis sa création en 1979. A titre d’exemple, je signalerai, parmi les plus récentes :

– Séminaire AUF – SAPFESU : « L’état de la recherche en didactiques des langues-cultures en Argentine » (Buenos Aires, 2011). Rapport publié dans http://www.aidenligne-francais-universite.auf.org/IMG/pdf_Presentation_Seminaire_DDL_Argentine.pdf.
– Table Ronde : « La recherche en FLE en Argentine : projets et développements » (Puerto Madryn, 2011).
– Journée de formation de cadres associatifs : « La SAPFESU, une association de professeurs de français au profil ciblé : missions, état de lieux et zones d’intervention » (Rosario, 2013).
– Table Ronde : « États des lieux sur la recherche en FLE en Argentine » dans le cadre du XII Congrès national des professeurs de français à Resistencia-Chaco (Chaco, 2013).
– Journée de formation de cadres associatifs « El francés en el sistema educativo : entre lo general y lo particular – La orientación Lenguas » (Tucumán, 2014).
Oui
Tableau départements francais
DésignationEffectifs année 1Année 2Année 3Année 4 et +
Universidad Nacional de Cordoba
Universidad Nacional de Cuyo
Universidad Nacional de Tucuman
Oui
Tableau instituts formation
DésignationEffectifs année 1Année 2Année 3Année 4 et +
Non
6. VALEURS VEHICULEES
Économique
Culturelle
Démocratique
Autres
7. MOTIVATION
l est très difficile de répondre à une telle question sans avoir enquêté les membres de l’association. On sait bien que les motivations différent d’une personne à une autre et je ne pourrais pas généraliser, faute d’un instrument de recueil de données.

Je peux répondre à cette question en reprenant des discussions que j’ai eues, à différents moments, dans le cadre de mes cours ; donc les réponses ne sont pas du tout généralisables. La première motivation maintes fois évoquée est « l’amour / le goût de la langue » : « J’aime le français » « J’adore la langue » sont des réponses qui apparaissent très vite, bien avant que le « goût d’enseigner ou l’amour du métier ». D’autres motivations pourraient être décryptées comme des « réactions contre » (notamment, contre l’anglais) ou comme des « inerties familiales ».
8. EVOLUTIONS PREVISIBLES POUR L’ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS


– L’universalisation de l’enseignement-apprentissage des LE dans le système scolaire primaire et secondaire (scolarisation obligatoire) autorise à prévoir une augmentation (plus douce, toutefois, que celle de l’anglais) du nombre d’apprenants de français. Cette situation devrait avoir des retombées sur la formation d’enseignants de FLE, aujourd’hui déficitaire pour faire face au nombre d’heures de cours disponibles dans la scolarité obligatoire. (Beaucoup de cours passent « à l’anglais » faute des professeurs de FLE !)

– Concernant les principales IO de 2010, 2011 et 2012, on peut prévoir une suite des actions où le français est proposé en concert avec d'autres langues étrangères (anglais, italien, portugais), des langues natives (quetchua, mapuche, etc.) et avec la formation en langue maternelle (espagnol). Dans ce panorama complexe, le français n'a qu'à gagner : on a la possibilité d'offrir aux étudiants des parcours variés et enrichissants du point de vue des expériences linguistiques, ce qui permet aux étudiants d'avoir une vue d'ensemble sur les problématiques globales, réfléchir sur les spécificités du FLE en s'éduquant dans la différence et dans la diversité.

– Ces derniers temps, de nombreux départs à la retraite de professeurs qui travaillaient dans la formation des enseignants de FLE dans les Instituts de Professorat et les Universités ont eu lieu. Ces départs ont mis en évidence les énormes difficultés institutionnelles pour assurer le remplacement de ces nouveaux retraités (des cas attestés à Mendoza, Corrientes, CABA…) par des effectifs formés. Si cette situation se maintient dans le temps, il sera nécessaire de repenser et le rôle et les modalités de la formation d’enseignants de FLE.
9. EVOLUTIONS SOUHAITEES
– Dans le domaine de la formation initiale des professeurs de FLE, il serait souhaitable de faire une part aux axes transversaux de formation. Ici, il faudrait signaler que les curricula actuels n’offrent pas d’espaces de formation visant l’exploitation transversale des savoir ; nous croyons pourtant qu’il est indispensable de prévoir un certain nombre d’axes qui soient susceptibles d’être étudiés selon les différentes disciplines (l’interculturel, compréhension de l’écrit, etc.).

– La solidité acquise par les étudiants-futurs professeurs s’avère indiscutable. Cette formation de qualité est attestée, entre autres, par l’insertion professionnelle de nos diplômés, par le nombre élevé de bourses qui leur ont été destinées et par leur participation active lors des forums de discussion académique nationaux et internationaux. Cependant, de nos jours, il semble nécessaire de reconsidérer certains aspects pratiques de la formation qui entravent la suite des études à beaucoup d’étudiants, par exemple, les modalités d’assistance prévue pour les cours. Jusqu’à présent, il n'y a qu’un régime d’assistance présentiel (5 jours sur 5) qui devrait à notre avis, être amélioré d’un régime semi-présentiel et/ou à distance, en profitant des possibilités offertes par la technologie. Un tel système conjuguerait des instances différentes mais complémentaires qui permettraient de mieux fusionner le temps de classe et le temps d’étude.
10. TEMOIGNAGES SUR LES CONDITIONS D’ENSEIGNEMENT
Les conditions de l’enseignement dans le supérieur (universités et Instituts de Professorat) sont correctes : les classes ne sont pas surpeuplées et le matériel ne manque pas, même s’il y a des institutions qui en sont plus fournies que d’autres.